Les filtres de Snapchat et d’Instagram permettant à leurs utilisateurs de transformer leur visage seraient-ils dangereux ? Aux Etats-Unis, quelques médecins ont remarqué que de plus en plus de leurs patients veulent transformer leurs corps pour ressembler à ces filtres dans la vie réelle. Phénomène en cours.

La rédaction d’Air of melty vous le montre au quotidien, l’application Snapchat semble avoir tout compris aux envies et aux passions de ses jeunes utilisateurs, comme en atteste le filtre Harry Potter dévoilé cette semaine pour fêter l’anniversaire du sorcier adoré de la jeune génération. Aussi, le fait que Snapchat fasse partie des 3 applis les plus utilisées par les Millennials au quotidien montre bien que le réseau social fondé par Evan Spiegel occupe une place de choix dans la vie des moins de 35 ans. En fait, le réseau social occuperait une place tellement importante qu’il inciterait aujourd’hui les jeunes à transformer leur apparence physique dans le monde réel pour ressembler davantage aux filtres qu’ils utilisent chaque jour ou presque. C’est en tout cas le constat fait en cet été 2018 aux Etats-Unis par certains médecins.

Les jeunes veulent ressembler aux filtres Snapchat dans la vie réelle
Les jeunes veulent ressembler aux filtres Snapchat dans la vie réelle

Dans les faits, comme le révèle le site BFM TV, trois médecins du département de dermatologie de l’université de Boston, aux États-Unis, ont fait le constat que les filtres utilisés sur Snapchat ou Instagram, censés embellir l’utilisateur, pourraient être liés à une nouvelle forme de dysmorphophobie, la peur d’avoir un défaut physique« Une part grandissante d’Américains consultent des chirurgiens plasticiens dans le but de ressembler davantage à l’image qu’ils renvoient une fois les filtres appliqués ». Ainsi, alors que, par le passé, les patients arrivaient en consultation avec des images de célébrités auxquelles ils voulaient ressembler, ils montrent désormais des versions filtrées d’eux-mêmes, qu’il s’agisse de lèvres plus pulpeuses, de nez plus fin ou encore de yeux plus grands. Or, le problème est que ces filtres en questions font apparaître un physique inaccessible. Pour Neelam A Vashi, dermatologue, « aujourd’hui, avec des applications comme Snapchat et Facetune, le même niveau de perfection est accessible à tous. Les célébrités ne sont plus les seules à propager les standards de beauté: c’est désormais le cas d’un camarade de classe, d’un collègue ou d’un ami », au travers des filtres. Mais, que l’on se rassure, pour une grande majorité des utilisateurs de Snapchat et d’Instagram, l’utilisation des filtres en tout genre reste principalement saine et pour le fun !