La jeune génération est en train d’imposer des nouvelles pratiques au travail. Moins ancrée dans la triptyque métro-boulot-dodo, elle privilégie le bien-être aux heures de bureau.

Casser la routine pour être heureux. Demain, tous mobiles ? Le baromètre Paris-Workplace SFL-Ifop 2018 pose là une question essentielle. En questionnant 2 000 salariés basés à Paris, l’étude montre que les employés favorisent de plus en plus des modes de travail mobiles : sortir du bureau pour faire une course ou aller chez le médecin, télétravail, se déplacer pour un rendez-vous, coworking, etc.

Nomades, 34% d’entre eux s’affairent hors du bureau au moins une fois par mois, et 35% disent travailler à deux endroits ou plus au cours d’une journée type.

Les super-mobiles. Ce sont surtout les plus jeunes, les moins de 35 ans, qui évitent le plus souvent d’être au bureau. Ils sont 41% à bosser ailleurs au moins une fois par semaine (contre 30% pour les plus de 35 ans). On les appelle les « super-mobiles » et, toujours selon l’enquête, plus on est mobile, mieux on se sent. Et pas uniquement pendant la pause-déjeuner. 

La note moyenne du bien-être au boulot sur 10 est de 6,5 pour l’ensemble des salariés. Elle grimpe à 6,9 pour ceux qui bougent régulièrement et à 7,1 pour les « super-mobiles ». Bref, moins on passe de temps au bureau, plus on bouge et mieux on se porte. Est-ce qu’il fallait vraiment une étude pour nous le prouver ?