Enfin! Il existe un moyen de s’assurer que vos publications sur les réseaux sociaux accomplissent leur merveilleux destin: terminer directement à la poubelle.

Cette prouesse nous est permise par un (quasi) nouveau site: Brizzly, un ersatz de réseau social qui, comme Twitter et Facebook, vous ouvre une petite boîte où vous pouvez écrire tout ce qui se passe dans votre vie et par votre tête. Sauf que, progrès énorme par rapport aux deux autres services, Brizzly prend votre texte et n’en fait absolument rien du tout.

«Envoyé! Ou presque. Comme convenu, ceci ne va nulle part, et c’est sans doute merveilleux!»

Le site se présente comme un outil de désintoxication aux réseaux sociaux, qui vous shoote toutes les endorphines associées à la création de contenu et au clic sur «envoyer», sans vous accabler de leurs effets secondaires. Vous ne direz pas de truc débile qui vous fera perdre votre boulot, personne ne vous répondra en vous traitant de tous les noms et il n’y a absolument aucun indicateur (likes ou retweets) qui vous fera remettre votre valeur personnelle en question. Au lieu de cela, votre post disparaîtra pour toujours et vous pourrez retourner à vos petites occupations. Le bonheur!

Si le site n’est pas tout à fait nouveau, c’est qu’il marque en réalité le retour de Brizzly après des années d’hibernation. Fruit de l’imagination de Jason Shellen, entrepreneur Internet, le site a vu le jour en 2009, à l’époque en tant qu’interface de Twitter et Facebook. Il a ensuite été racheté par AOL avant que le mastodonte ne décide de lui couper le sifflet en 2012.

Sa renaissance vous permettra de couper le cordon avec les réseaux sociaux et ce n’est pas trop tôt, car non seulement Facebook et Twitter vous bouffent votre temps (mais ça, on l’a toujours su), mais ils se révèlent en plus être d’authentiques entraves à la société civile. Reste que vous les utilisez depuis si longtemps que c’est impossible de les quitter du jour au lendemain. Et voilà où nous en sommes: à chercher activement un moyen de désinventer Facebook et Twitter.

Dix ans et quelques après la révolution des réseaux sociaux, Brizzly est en fin de compte une solution pas plus pire qu’une autre.