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Podcasts aux allures de banquets, pailles écolos, fleurs comestibles ou retour en force du plateau de fromages, voici les sujets dont tout les gourmets vont parler à la pause déjeuner.

Zoom sur les podcasts gourmands

Plan Culinaire

Plan Culinaire, le nouveau podcast mensuel de Louie Media.

«Bouffons», «À Poêle», «Casseroles», «L’Épicurieuse», «On va déguster»… Depuis le début de l’année, les podcasts dédiés à la gastronomie, les foodcasts, comme on les appelle dans le jargon, ont le vent en poupe. Autant de programmes qui se concentrent sur l’histoire de la cuisine et de la grande cuisine, sur les chefs et leurs recettes emblématiques et qui passent au grill les dernières tendances. Des émissions qui encouragent les puristes à mettre un peu de piquant dans leurs recettes et incitent les érudits à poursuivre leurs découvertes gourmandes. Et ce n’est pas près de s’arrêter.

Cet été, le réseau de producteurs la Ruche qui dit Oui a créé sa propre émission, «Une fringale, des frigos» : six épisodes 100 % locaux qui s’intéressent aux enjeux de l’agriculture, de l’alimentation et des nouveaux modes de vie. Autre nouveauté estivale, depuis le mois de juillet, le studio Louie Media cuisine nos comportements et nos habitudes alimentaires dans «Plan Culinaire». Le 2 septembre, sur France Culture, la journaliste Caroline Broue animera «Les bonnes choses». Des nouveautés, que l’on a hâte de retrouver à la rentrée.

On dîne dans des « food courts »

Des food quoi ? Des food courts ou des adresses branchées qui mélangent lieux de vie, restauration, fête et culture dans un seul et même espace. Né aux États-Unis dans les années 1970, le concept s’est exporté partout dans le monde, de Sidney à Singapour en passant par Dubaï, avant de s’installer en Europe, en Italie, au Portugal mais aussi à Londres. En France, ces temples de la gastronomie et de la culture se développent de plus en plus et tournent à plein régime. Depuis février, le XIIe arrondissement de Paris est animé par un espace de 4500 m2, Ground Control. Un ancien centre de tri postal appartenant à la SNCF revisité en halle à manger, salle d’exposition et autres ateliers dédiés à la création artistique et à la ville de demain. Au mois de mai 2018, c’est La Felicità, le dernier-né des établissements Big Mamma qui a vu le jour en plein cœur de la station F. Au programme : un espace XXL qui comprend une trattoria, un bar à cocktails, une pizzeria, un espace consacré aux grillades, une scène de concerts et même une bibliothèque.

Ce 25 août, c’est Beaupassage, nouveau lieu de vie et de flânerie à ciel ouvert, qui a ouvert ses portes dans le VIIe arrondissement de la capitale. Au menu : une boulangerie-pâtisserie signée par Thierry Marx, un salon de gourmandise géré par Pierre Hermé, un restaurant, une cave à vin et une galerie d’art pensé par Yannick Alléno, un street food de la mer élaboré par le chef étoilé Olivier Bellin et une cantine gourmande d’Anne-Sophie Pic… Une nouvelle galerie de chefs.

Beaupassage

L’équipe de Beaupassage au complet avec les chefs Anne-Sophie Pic, Pierre Hermé, Yannick Alléno, Pierre Hermé, Olivier Bellin, Nicole Barthélémy et Alexandre Polmard.

Mais la tendance food court ne concerne pas que la ville de Paris. À Bordeaux, depuis novembre 2017, 25 commerçants primeurs, charcutiers, bouchers, boulangers, poissonniers, stands de restauration et autres ateliers de cuisine ont investi un ancien quartier laissé à l’abandon, les Halles de Bacalan. En octobre, toujours à Bordeaux, un autre temple de la gastronomie ouvrira ses portes à la place d’anciens abattoirs : la Boca FoodCourt. Au programme : 14 corners de restauration ouvriront autour d’un bar central. Très attendu, le mur à bières en libre-service.

Le retour en force du fromage

Livre les boîtes à fromage au four

Les boîtes à fromage au four de Guillaume Marinette, Éditions Marabout, 70 pages, 7,99 €. En vente à partir du 5 septembre sur www.marabout.com.

Hier, ringard, malodorant et pointé du doigt pour son taux de matière grasse, aujourd’hui remis au goût du jour, érigé au rang de produit de luxe et allié de choix contre les maladies cardiovasculaires (1), le fromage fait son grand retour. Tout d’abord au menu des bars et des restos branchés. Plus un établissement en vogue sans sa planche de frometon, plus un restaurant qui ne propose pas un comté AOP 36 mois d’affinage. À la carte des services de livraison comme Nélio ou Tentation Fromage qui le proposent désormais livré en une heure dans toute la capitale (Nélio livre aussi à Lyon), parcs, quais et bureaux compris, accompagné d’une bouteille de vin et d’un assortiment de charcuteries. Mais aussi, au sommaire des livres de cuisine qui sortiront à la rentrée : Les boîtes à fromage au four, publié aux éditions Marabout, à paraître le 5 septembre ou encore Au coin du feu, raclettes et fondues entre amis, publié aux éditions de la Martinière, à paraître en novembre.

Dernière chose, pour accompagner son Brie de Meaux, plus question de miser sur un vin blanc de Bourgogne ou sur un Pinot noir d’Alsace, on opte désormais pour de la bière. Et cela tombe bien, au menu des nouveautés de la rentrée 2018, la Boîte du Fromager lance sa première box fromage-bière. À tester pour rester à la page.

En bambou, en verre, en papier… On adopte les pailles écolos

C’est l’info qui a secoué la planète au début de l’été. Le Royaume-Uni, la ville de Seattle, Paris, mais aussi certains grands groupes Hilton, McDonald’s, Franprix, Ricard s’apprêtent à dire au revoir aux pailles en plastique, néfastes pour les océans. Sur son site Internet, l’association Bas Les Pailles recense : «8,8 millions de pailles jetées par jour en France, uniquement dans l’industrie du fast-food». Quant aux États-Unis, le constat est encore pire : «chaque jour 500 millions de pailles sont consommées, soit assez pour faire deux fois et demi le tour de la planète». La sonnette d’alarme tirée, la rentrée 2018 se fera donc sans pailles en plastique, ou ne se fera pas.

Le café, nouvel or noir des artisans

Depuis que les capsules nous ont habitués aux différents arômes «Capricci », «Volluto» et «Livanto», impossible de revenir aux tasses de café insipides. Notre coup de barre de l’après-midi réclame désormais de la qualité sinon rien. Douceur, acidité, amertume, épice, tous ces critères entrent en compte. Le café devient alors un art de vivre qui ne concerne plus seulement notre petit déjeuner. Mais qui se déguste et s’étudie comme l’œnologie ou la biérologie. À Paris et partout en France, les ateliers découverte et les formations se multiplient. Et les concours des torréfacteurs aussi. Preuve en est, cet entretien avec Anne Caron, première femme élue Meilleur Torréfacteur de France. Et pour certains chefs, le café passe même de la tasse à l’assiette. Sur son site internet, la chef triplement étoilée Anne-Sophie Pic écrit : «j’utilise le grain moulu en infusion à froid pour aromatiser naturellement mes beurres, mes sauces ou alors tout simplement comme une épice.» Alain Ducasse, s’est même lancé dans l’art du café maison dans sa manufacture parisienne «pour en maîtriser le goût». Le café, encore plus hype donc en 2018. What else ?

Les fleurs comestibles pour tous

Hibiscus, acacia, pétales de rose, pensées ou encore fleurs de courgettes, dans les cuisines des grands chefs étoilés, cela fait longtemps que les fleurs comestibles ont la cote. Chez les particuliers, la tendance vient tout juste de débarquer. Au rayon des salades en sachet, au programme des articles gourmands des magazines féminins (comme Madame Figaro), sur les réseaux sociaux des influenceuses mais aussi en librairie. En avril, les éditions Marabout publiaient La Cuisine des Fleurs. Les éditions Multimondes, Des fleurs dans votre assiette. Pour la rentrée, nous aussi, on s’y met.

(1) Étude publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition en novembre 2016.