Le magazine « Fortune » publie pour la 21e année consécutive son classement des 51 femmes les plus puissantes du monde.

Ils n’ont pas attendu Metoo pour le faire. Depuis deux décennies, Fortunepropose chaque année un classement des 51 femmes les plus puissantes du monde dans le secteur du commerce. Des noms méconnus pour ceux qui ne scrutent pas forcément l’actualité économique, le tout doublé d’une lente et périlleuse ascension sociale des femmes limitant leur visibilité.

Capture écran du site Fortune.

Des femmes à la tête des plus grandes multinationales

Au premier rang du classement, une certaine Marillyn Hewson. Là encore, les oreilles françaises s’étonneront peut-être de son nom. Mais aux États-Unis, son nom est explosif, littéralement. « Nothing says power like rockets and ramparts » (« Rien ne traduit mieux le pouvoir que les roquettes et les remparts »), commence ainsi le papier de Fortune. Explication : cette sexagénaire n’est autre que la première pourvoyeuse du département de la Défense des États-Unis. Pour l’armée, lorsque des « menaces géopolitiques » pointent leur tête, écrit le magazine, mais aussi lorsqu’il s’agit de s’envoler vers les étoiles. Son entreprise, Lockheed Martin, est ainsi le plus important contracteur du gouvernement américain,  fournissant des F-35 à l’armée ou alors des équipements pour la fameuse  « Space Force« . L’entreprise participe également au développement des armes hypersoniques, des missiles pouvant aller atteindre mach 5. Montant du contrat estimé avec le gouvernement américain : un milliard de dollars en 2018.

Dans le sillage de Marillyn Hewson, d’autres femmes méconnues pour les Français, mais toutes aussi importantes et incontournables dans l’économie mondiale où elles sont le plus souvent chef d’entreprise. En deuxième position Mary Barra, CEO de General Motors, suivie par Abigail Johnson (CEO de Fidelity Investments, une multinationale spécialisée dans la gestion d’actifs pour compte de tiers), Ginni Rometty et (CEO d’IBM). Curieusement, la plus connue pour l’hexagone sera peut-être la dernière du classement : Oprah Winfrey, l’inévitable animatrice et productrice américaine de télévision. Mais ce qui lui vaudra sa présence dans le classement sont avant tout ses investissements dans de grosses entreprises à l’image de Weight Watchers, dont elle est le porte-parole, ou encore Food Kitchen, une chaîne de restaurant spécialisée. Qui plus est Oprah est devenue une figure politique lorsque de son discours aux Golden Globes en janvier dernier, au point que sont nés les hashtags “Oprahforpresident” et “Oprah2020” lui demandant de se présenter à la prochaine présidentielle américaine en 2020.