Pour évacuer le stress lié au travail, les salariés plébiscitent l’athlétisme – et principalement le jogging – qu’ils considèrent comme la pratique sportive la plus utile, devant la méditation, les sports de combat ou la natation.

Ce n’est pas un secret. Une pratique sportive régulière est bénéfique et favorise l’épanouissement, dans la vie privée comme dans la vie professionnelle. Tant pour la santé des salariés et leur équilibre de vie, que pour la productivité des entreprises et les valeurs que le sport fait émerger. À tel point que dans certaines entreprises suédoises le sport au travail est devenu obligatoire. Chez le distributeur d’eau Kalmar Vatten ou encore chez la marque de prêt-à-porter Björn Borg par exemple, une demi-journée est consacrée à la pratique sportive. En France, une étude réalisée par le Medef, le ministère des sports et l’union sport & cycle, révélait en janvier dernier que si la majorité des chefs d’entreprise étaient favorable au sport, seulement 7% d’entre eux favorisent sa pratique au sein de leurs structures.

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Fondée en 2016, l’application de mesure du bien-être au travail Our Company, est venue apporter sa pierre à l’édifice pour mieux connaître la relation entre sport et travail. 812 utilisateurs de l’application ont ainsi été interrogés pour répondre librement à cette question centrale: «quelle activité vous semble évacuer au mieux le stress lié au travail». Il ne s’agit donc pas seulement de connaître la pratique de tel ou tel sport, mais aussi leur perception par les salariés, par rapport au stress accumulé au travail.

Les sports de combat très utiles aussi contre le stress

D’après les réponses, c’est l’athlétisme (courses, sauts, lancers, épreuves combinées et marche) le sport le plus cité par les sondés pour évacuer le stress. Cette pratique sportive culmine 29%, loin devant le yoga et la méditation, en troisième position, avec un score de 10.2%. Monde de tensions et de conflits, l’univers professionnel et le stress conséquent s’évacuent aussi dans les sports de combat. Boxe, krav-maga, arts martiaux… 11% des répondants affirment que ces pratiques sportives sont efficaces pour se changer l‘esprit. C’est 2.5 points de plus que pour la natation (8.5%), en queue du peloton de tête. Au-dessous des 6% viennent ensuite le cardio/musculation, les sports de raquette, la danse ou encore le cyclisme. Plus insolite, 0.6% des sondés privilégieraient le sport avec des animaux, à l’instar du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, qui aime courir avec son chien Beast.

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Dans le détail, sport par sport et en dehors des disciplines, les pratiques sportives sont aussi nettement tranchées. Sans surprise, c’est la course à pied (athlétisme) qui vient en tête des sports chez les sondés. Gratuit et facile à pratiquer, le jogging est ainsi répandu chez 21% des 821 utilisateurs interrogés, après quoi vient la natation (8,5%), la marche/randonnée a égalité avec le yoga (8,2%) et enfin la boxe avec 6,4% des votes. Aux alentours de 2%, des sports non moins connus mais moins répandus trouvent leur place comme la zumba, essentiellement féminin, la musculation, le cardio, le badminton ou la méditation. Plus surprenantes sont les pratiques de tir sportif (1,5%), la salsa (0.6%), le Tai Chi (0.6%) ou encore la moto (0.3%). Nulle trace en revanche du babyfoot, sport officiel des start-up.

«Les sports individuels favorisant le recentrage sur soi»

L’étude d’Our Company s’achève en soulevant un point intéressant, le rapport entre sports collectifs et individuels. Ces derniers sont largement plus pratiqués par les salariés, tandis que les sports collectifs d’équipe (basket, football, volley) ne représentent que 3,2% des réponses. «Les résultats de cette étude, détaillent les auteurs de l’étude, reflète la réalité du monde moderne. Les sports individuels favorisant le recentrage sur soi sont plus prisés que les sports collectifs. Les sports qui ne demandent peu de logistique, ni de préparation et à faibles budgets sont nettement majoritaires». Mais de conclure néanmoins qu’ «une majorité de répondants travaillent dans de grandes villes françaises non côtières» d’où la faible présence des sports aériens, nautiques, mécaniques ou équestres.